
Calendrier phénologique
Le Calendrier Phénologique ou la mémoire des jours
Des graphes sur le sable mouvant, instants précieux, volés au temps, inscrits dans la mémoire des jours avant qu’ils ne disparaissent…
Ainsi serait cet almanach perpétuel : quelques éclairs de vie consignés au fil du temps.
Et commençant en août, au mois des transitions. Dans un lieu situé quelque part dans le sud Cantal.
Août
- le 2 août 2025, cinq petits rhinolophes attendent patiemment tête en bas le retour de la nuit.
- le 11 au matin : Tiens ! un premier gobemouche noir toujours aussi peu discret ; un troglodyte rentre dans la maison puis ressort…
- le 11 les rhinolophes ne sont plus que trois et ont changé de gîte diurne, passant de l’étable au four à pain. Cherchent-ils quelque repaire plus frais en ces temps de canicule ? Dehors tout est grillé, il n’y guère que le silence qui est criant. La nuit c’est pire ; heureusement phaneroptera nana s’emploie, comme si de rien n’était, à sucer quelques gouttes de nectar suintant d’une fleur de glycine remontante. Mon active recorder détectant les alarmes d’une ruspolie me rappelle que le silence apparent n’est qu’un leurre ! J’avais presque oublié tettigonia viridissima …
- le 11 au matin, : Tiens ! un premier gobemouche noir toujours aussi peu discret ; un troglodyte rentre dans la maison puis ressort…
- le 16 vers 9h du matin, une dizaine de guêpiers d’Europe de passage m’alertent par leurs cris de contact incessants. Puis font halte d’une demi-heure pour chasser toutes sortes d’insectes.

- le 17 août 2025 : je vois, pour la première fois, sur un pied de menthe verte, un joli petit papillon du doux nom de pyralis purpuralis ; il s’avère qu’il s’agit d’un redoutable ravageur de plantes aromatiques…
- le 20 et les jours suivants, sous l’effet des fortes chaleurs et plus encore de l’absence de pluie depuis des jours, une taupe s’est mise en tête de venir fouir en surface.
- le 21 août 2023 : phaneroptera nana s’entraînait à jouer les équilibristes sur une tige de salade desséchée. Trop facile !

- le 25 août 2025 au crépuscule, trois gobemouches noirs, depuis la flèche de hauts sapins douglas, se jettent à l’assaut d’un nuage de moustiques.
- le 27, visite surprise : à peine la pomme tombée, un pic épeichette s’envole, me laissant le son de sa voix.
- le 28 au matin, à l’abri sous le auvent, un rouge-gorge sifflotait à mi-voix l’air bien connu « singing in the rain ». A deux pas, l’entreprise d’excavation de taupinières a repris du service à la faveur des pluies nocturnes.
